
Trois jours de fête autour des musiques des années 90 à 2000 dans le parc François-Mitterrand à Taverny (Val-d’Oise).
Avec « des dizaines de milliers de personnes qui étaient super contentes », se réjouit Florence Portelli, maire (Lr) de Taverny. Si la Ville de Taverny a été fière d’avoir accueilli la deuxième édition du festival Do you remember, des voix s’élèvent concernant la façon dont cet événement a été perçu de l’extérieur.
« Les nuisances ont été pires qu’en 2024 »
« La gronde des riverains s’est déchaînée sur les réseaux, principalement au sujet du volume anormal de cet événement à proximité des maisons, accessoirement sur le défaut de l’organisation, sur la gestion de la circulation et du stationnement, les nuisances ont été pires qu’en 2024… », dénonce un habitant de Taverny.
« La mairie indique une belle réussite, ce qui est indéniable, mais à quel prix ! »
« Les riverains ont vraiment souffert, nos murs ont littéralement tremblé durant 4 jours… La mairie indique une belle réussite, ce qui est indéniable, mais à quel prix ! »
Il précise qu’un collectif est en train de se constituer.
« Nous ne voulons pas subir cette situation une troisième année, voire plus… »
« Cela devrait se régler devant le tribunal »
Et de conclure :
« La réussite du festival n’est que la partie émergée de l’iceberg… Les riverains, de tous bords, aimeraient être considérés et non mis à la marge alors que nous demandons simplement le respect… Le site n’est pas approprié, des plaintes ont été aussi déposées par des habitants de Franconville auprès de leur mairie… Le son s’est entendu jusque Ikea… Alors imaginez les maisons à 15 mètres… Les personnes sont prêtes à témoigner. Cela devrait se régler devant le tribunal… »
L’opposition n’a pas tardé non plus à réagir. Dès dimanche soir, Thomas Cottinet, élu d’opposition et candidat (Les écologistes) aux prochaines élections municipales, postait une vidéo sur les réseaux sociaux.
Thomas Cottinet, élu d’opposition, demande une délocalisation du festival
« Nous demandons la délocalisation du festival », lance l’élu, qui reproche à l’organisation de l’événement musical
« des nuisances maximum jusqu’à 3 heures du matin, des vitres qui vibrent à cause des basses trop fortes, des allées des résidences transformées en urinoir, du stationnement sauvage ». Selon l’élu, « ce terrain n’est pas du tout adapté à l’accueil d’un tel festival ».
Florence Portelli : « Un beau festival, bien organisé et plébiscité »
La maire de Taverny, agacée par les critiques de l’élu d’opposition, ne souhaite pas les commenter, préférant parler d’un « beau festival, bien organisé et plébiscité », tout en admettant, du bout des lèvres, que « tout festival » entraîne « forcément un peu de nuisances », en citant Rock-en-Seine ou les Solidays, dont la Région Île-de-France, dont elle est vice-présidente à la Culture, est partenaire.
L’entourage du maire estime la réaction de Thomas Cottinet, qui s’est filmé en vidéo devant des pavillons où l’on entend la musique très fort, « malhonnête ».
« Il n’y a eu absolument aucune dégradation », assure la mairie
« Il n’y a eu absolument aucune dégradation et la police municipale de Taverny n’a pas du tout été dépassée comme cela a été affirmé », assure-t-on en mairie.
« Les organisateurs ont respecté les seuils sonores autorisés par ce type de festival en plein air. Cela crée du bruit, c’est normal pour ce type d’événement. C’est vrai qu’il y a deux copropriétés autour, qui avaient été prévenues en amont. J’ai eu trois messages au cabinet du maire à ce sujet. Le premier soir, la musique s’est arrêtée à 2h45 au lieu des 2h. C’est ainsi quand il y a beaucoup de grands artistes. »
« Les organisateurs ont respecté les seuils sonores autorisés par ce type de festival en plein air »
« C’est compliqué de faire respecter le stationnement, mais on ne peut pas dire que c’est un lieu inadapté. On est sur une grande pelouse, près de l’autoroute. Le lieu a été lieu réfléchi. On n’est pas à la campagne non plus ».
Et de conclure : « Beaucoup de communes aimeraient accueillir un tel événement ».
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